Samsung Tests

Test et avis d’utilisateur du Samsung Series 5

Aujourd’hui, c’est Seiton, fidèle lecteur du blog et récent acquéreur du Samsung Series 5, qui nous fait un retour complet de ses premiers jours d’utilisation. Je le remercie chaleureusement, n’hésitez pas à laisser vos commentaires…  :mrgreen:

Le design du Chromebook

Samsung a vraiment soigné son premier Chromebook. Les courbes sont plutôt jolies, et les couleurs (blanche et noire) rendent vraiment très bien. Je ne parlerais pas de la qualité des plastiques, mais dans l’ensemble cela parait plutôt robuste. Le seul petit reproche que je pourrais faire, c’est sur les petits “caches” du port USB (et mini VGA), qui pourraient très vite se décrocher ! (oui je chipote !)

L’écran est d’une résolution de 1280 par 800 pour une taille de 12.1 pouces (31 cm). Concrètement, c’est une résolution très à l’aise sur la majorité des sites web. Sur les différents tests du Chromebook, on peut lire “écran médiocre”, n’ayant peut être pas cet œil expert, je le trouve agréable et lumineux. L’autre caractéristique, et sûrement la plus intéressante, c’est bien sûr cet écran mat ! Le Samsung est réellement utilisable en plein soleil, adieu les reflets des dalles brillantes *_*. (Pour les spécialistes, c’est un écran LED).

Le clavier est légèrement modifié. Des touches propres à Chrome apparaissent (Retour, Suivant, Actualiser, Plein écran, Fenêtre, Luminosité, Volume, Arrêt/Marche) prenant la place des traditionnelles touches F (F1, F2  … F12), ainsi qu’une touche “Recherche” remplaçant la touche “Verrouiller Maj.”. Les touches sont relativement grandes et suffisamment espacées pour recevoir de gros doigts, mis à part la touche Entrée légèrement plus petite que habituellement (cependant pas gênant).

Le touchpad est, quand à lui, grand (aussi grand qu’un pc de 17 pouces). Sa particularité est qu’il est cliquable (enfin plutôt “appuyable” !). Si vous n’avez pas l’habitude de ce type de touchpad, il y a de fortes chances que vous le trouviez très désagréable dans un premier temps. Cependant, on s’y habitue très vite, et l’effort pour appuyer disparaît vraiment. L’utilisation du multi-touch est plutôt mitigée. Pour ce qui est d’un clic “normal”, il se fait par une pression sur le touchpad (n’importe où), et le défilement vertical se fait à l’aide de deux doigts juste en glissant de haut en bas. Le clic-droit est légèrement moins intuitif (pression à l’aide de deux doigts). Et pour finir, le glisser-déposer qui n’est pas très pratique (pression avec un doigt et glisser avec un second). Chrome OS permet cependant une utilisation plus traditionnelle du touchpad (“taper pour cliquer”). Le défilement horizontal est une fonction oubliée du touchpad (en une semaine d’utilisation, je n’ai pas eu à l’utiliser).

Le Chromebook possède 2 port USB, un lecteur de cartes (SD, SDHC, SDXC et MMC), et un port casque/micro, un micro intégré, une webcam (720p) et un port mini-VGA (l’adaptateur est fourni).

Les caractéristiques

Samsung et Google ont choisi de débuter avec les processeurs Intel. C’est naturellement que le Chromebook intègre le dernier Atom sortie (mars 2011), le N570 ! Ce processeur est équipé de deux vrais cœurs cadencés à 1,66 Ghz. Globalement, ce processeur est un N550 (sortie en en août 2010) avec une fréquence plus élevée de 166 Mhz sur chaque cœur (pour la même consommation électrique). La partie graphique intégrée au processeur ne change pas (GMA 3150). Un disque SSD vient remplacer les traditionnels disques durs, cependant le stockage est fortement réduit (16 Go) comparé au Netbook (~250 Go). La mémoire vive est de 2 Go en DDR3. Une connexion wifi est disponible, celle-ci supportant la norme N, cependant le chromebook ne possède pas de prise Ethernet. L’autonomie est annoncée aux alentours des 8-9 heures avec le wifi activé grâce à une batterie 6 cellules de 8400 mAh, ce temps est assez semblable à la réalité (et pas seulement une annonce constructeur !). Samsung annonce également un nombre de cycles de 1000 pour sa batterie, contre 300 habituellement, ce qui indiquerait donc une vraie longévité du produit.
Le chromebook est légèrement plus cher que les netbooks sur Windows ayant les mêmes caractéristiques (bien que très peu, voir pas du tout, ont une batterie identique).

Chrome OS

Chrome OS est le système d’exploitation de Google destiné au Laptop/Netbook. L’interface reprend totalement celle de Chrome en ajoutant le minimum (une barre de qualité wifi et un niveau pour la batterie). Une personne utilisant le navigateur de Google depuis plusieurs mois retrouve directement ses marques.
Le démarrage du système se fait en moins de 10 secondes, d’ailleurs le système démare directement lorsque vous soulevez l’écran. La première page rencontrée est l’identification. Pour le moment, seul un compte Gmail peut être utilisé pour se connecter et ainsi organiser les paramètres, cependant beaucoup de rumeurs circulent sur l’identification grâce à OpenID dans un avenir proche. Un compte invité existe également, ouvrant un Chrome OS en mode “navigation privé”, effaçant toutes les donnés et paramètres à la fin de la session.
Aucune maintenance n’est nécessaire avec ce système, comme chrome, tout est automatiquement mis à jour. Chrome OS limite l’accès utilisateur sur le disque, ainsi aucun antivirus n’est nécessaire. De plus, Google a mis une procédure en ligne permettant de créer une clé USB afin de restaurer le système très facilement en cas de gros problème.

Le système se compose donc comme Chrome : une barre d’onglet, une barre d’adresse, et une clé regroupant les options. Le multi-fenêtre existe également et ressemble légèrement au bureau virtuel de Linux. Une touche permet de passer de l’un à l’autre très rapidement, ce qui le rend vraiment très pratique.
Un autre type d’affichage apparaît également avec l’OS, qui est plus destiné aux applications comme Gtalk, permettant d’afficher une fenêtre en premier plan. Encore une fois, cette fonctionnalité est très pratique et pratiquement invisible lorsque la fenêtre est réduite.

Exemple de fenêtre au premier plan

Chrome WebStore : Applications

Chrome OS ne permet pas d’installer des applications telles que OpenOffice ou Firefox, malgré le fait que l’OS soit basé sur un noyau Linux. La majorité des applications sont basées sur le couple Html-Javascript, mais on en trouve également en Flash. Google prépare également un plugin nommé “Native client” qui pourrait permettre d’exécuter du code natif directement depuis une webapp, ce qui sera sans doute une avancé très importante pour le Chrome WebStore.
Pour le moment, très peu d’applications sont utilisables hors ligne, mais Google apportera un support de Google Docs, Gmail et Calendar dès cet été. Quelques applications le sont déjà et montrent que Chrome OS peut vraiment combler un système traditionnel avec cette fonction.
Cependant, le Webstore est encore trop jeune, on notera des manques importants comme l’impossibilité de faire des recherches avancées (Tri par langue, …), un comble pour une société comme Google !

Google Documents en mode compact

Les performances

Les pages web s’affichent relativement vite et le défilement est fluide lorsqu’il n’y a pas trop de Flash à l’écran. C’est évidemment plus difficile sur des sites lourds (tel que Clubic) et lorsque plusieurs onglets se chargent en même temps, mais cela reste tout à fait exploitable.
Les vidéos sur Youtube peuvent être lues jusqu’en 720p (en Flash) correctement, cependant il ne faut pas trop bouger le curseur, sinon des petites saccades apparaissent. Pour Dailymotion, la HD est légèrement plus difficile, même si certaines vidéos passent plutôt bien. Localement, des vidéos avec le codec H264 en 720p passent parfaitement.
Chrome OS possède par défaut 2 plugins flash, une version “pepper” (flash 10.2) activée par défaut, et une autre version 10.3. La dernière semble plus performante, mais cependant on aperçoit quelques petits clignotements sur les vidéos.
Tous ces problèmes sont également rencontrés sur les netbooks utilisant des processeurs intel, quelque soit leur système d’exploitation, cependant Google travaillant avec Adobe sur ce player Flash intégré à Chrome (pepper) pourra sûrement corriger les lacunes (en espérant ne pas prendre trop de retard sur les mises à jours Flash).

Les plugins de Chrome OS

Pour ma part, je tourne toujours avec l’expérimentation de Google “lire en un clic” qui permet de ne pas lire directement les plugins, et fluidifie vraiment le Chromebook (cependant ça peut également engendrer des problèmes). Ajouté à cela, l’extension SmoothScroll, et l’ordinateur est vraiment très agréable.

La détection des clés USB et carte SD se fait rapidement et ne nécessite pas “d’éjection” du support lorsqu’on l’enlève. Le chromebook détecte les formats propres à Linux (Ext2, Ext3, Ext4) ainsi que le FAT, mais ne reconnaît pas le format NTFS (beaucoup de disques durs externes ont ce format, donc il vous faudra le reformater pour qu’il soit reconnu). Beaucoup de supports externes (tels que les appareils photos numériques) sont formatés en FAT32 et sont parfaitement compatibles. Au final, très peu de périphérique sont détectés, seules les souris USB (avec et sans fils) le sont, mais il n’est pas possible d’assigner les boutons selon des préférences.

Google dépendance ?

La dépendance vis à vis de Google est un sujet qui revient beaucoup. Pour le moment c’est plutôt un faux débat, car mis à part un compte google, vous pouvez vous dispenser de services google. Bien sûr, il faut souvent trouver un équivalent en ligne de ces services. Par exemple, Microsoft peut être une alternative à Google Document, avec son office en ligne ainsi que son stockage “Skydrive”. De plus, rien n’empêche d’imaginer des suites telles que LibreOffice en version “en ligne” pour pallier ce manque.

Microsoft Word Web App sur le Chromebook

Le cloud n’est pas encore très implanté. Tout ces que vous enregistrez sur le disque dur n’est pas automatiquement synchronisé avec les serveurs Google. Pour le moment, seulement les options propre à Chrome sont synchronisées (Apps, favoris, …) et sont bien sûr désactivables dans le menu.

Compatibilité ?

Chrome OS est compatible avec beaucoup de formats vidéo destinés au web tel que le h264 ou webm, cependant il ne lit pas les fichiers avi ou mkv, ainsi que des codecs xvid et divx. Ce manque peut être très gênant au quotidien.
De même pour les images : les jpeg, png et gif passent très bien contrairement à des formats comme le tiff. Cependant, le système est très capricieux avec des images assez volumineuses comme celles prises par des appareils photos de quelques méga-pixels.
(Une liste plus complète des fichiers compatibles est disponible sur l’aide de google).

Bien que très orienté web, le système de Google ne prend pas en charge des plugins tel que le Java et Silverlight. Vous pouvez dire adieu à des télévisions de rattrapage de France Télévision utilisant la technologie de Microsoft. On voit que l’Ipad possède des applications propre pour ce genre de services, espérons que Chrome en profitera également à l’avenir.

Le Chromebook n’est pas directement compatible avec des fichiers Excel et Word (d’ailleurs Windows sans MS office non plus), mais Google Documents permet de lire ces fichiers (ainsi que le Office en ligne de Microsoft). Ceci doit donc se faire uniquement en ligne.

Il n’est pas possible de brancher une imprimante ou un scanner à l’appareil. Néanmoins, Google dispose du service Cloud Print permettant de combler ce manque. Deux utilisations sont possibles : soit vous avez une imprimante compatible cloud print (seul HP en propose pour le moment), soit vous devez brancher votre imprimante sur un PC Windows/Mac disposant de Chrome et reconnaissant l’imprimante.

Menu d’impression de Chrome OS

L’impression est donc envoyée vers le service cloud print et lorsque vous synchronisez chrome avec votre compte Google sur le PC relié à l’imprimante : l’impression se lance.
Pour ma part, je possède une imprimante HP compatible. Avec cette dernière, je peux imprimer sans passer par le service cloud print (en envoyant un mail à l’imprimante), mais également grâce au service qui est pleinement compatible. L’impression se fait très rapidement malgré le fait qu’il y ait deux transferts de fichier (l’un du chromebook vers le cloud print, puis du cloud print vers l’imprimante).

Avis personnel et conclusion

Je trouve que le système répond parfaitement au web. A chaque démarrage, je me réjouis de ce temps de boot quasiment instantané. La simplicité d’utilisation est au rendez-vous cependant le système est encore un peu jeune. Dans les exemples de jeunesse, on peut citer la difficulté pour déplacer un fichier sur le disque dur.
Pour le moment, le mode hors ligne n’est pas encore mis en avant ce qui ne permet de se rendre compte si ce type d’ordinateur pourrait être suffisant comme unique ordinateur dans un foyer.
Le chromebook fait légèrement penser à Chrome 1.0, où on ne voyait pas comment le navigateur pourrait survivre à cause de son retard (pas d’extensions, …) sur des navigateurs tel que Firefox. Aujourd’hui, Chrome ne fait plus de doute sur ses performances et grapille de jour en jour des utilisateurs. Je pense que Chrome OS suivra la même voie, la première esquisse donne le ton général du système, et la suite va compléter les manques.
Toutefois, j’espère que ce premier Chromebook permettra quand même de suivre l’évolution du web, mais le processeur semble quand même un peu juste.
Il ne faut toutefois pas oublier le prix, 399€ dans la version WIFI, ce qui est relativement cher.

A propos de l'auteur

Christophe

Passionné de high-tech et fasciné par Google, ce blog est un "laboratoire" permettant de m'exprimer sur les différents services et produits de Google, en premier lieu les chromebooks et les appareils Nexus

5 commentaires absolument uniques ont été postés à ce jour

  • c est un peu cher pour un notebook , ce serait sympa de mettre un multiboot avec un autre linux
    ça ne couterait pas plus cher
  • Le multiboot serait utile pour l’utilisateur, mais pas forcément pour l’évolution du système. Tout manque se fera sentir auprès de Google par des retours mécontent des utilisateurs, et ça ne peut que faire évoluer le système.
    On verra ce que donnera le mode hors ligne de Google Documents, mais avec un truc efficace ça pourrait déjà être utile à 90% des étudiants (et encore, à la fnac, j’avais toujours eu accès au wifi et au net).

Laissez vous aussi un commentaire exceptionnel (ou pas !)

Partage cet article par mail